
Le statut de jeune conducteur est une phase clé après l’obtention du permis de conduire. Il implique des règles spécifiques et des restrictions visant à renforcer la sécurité routière. Combien de temps jeune conducteur reste-t-on ? Quelles sont les limitations et comment bien gérer cette période ? Voici tout ce qu’il faut savoir.
Combien de temps jeune conducteur : durée de la période probatoire
En France, la durée pendant laquelle un automobiliste est considéré comme jeune conducteur dépend de la méthode d’apprentissage de la conduite :
- Permis classique (formation traditionnelle) : 3 ans
- Permis obtenu via la conduite accompagnée : 2 ans
Pendant cette période, le conducteur est soumis à des restrictions spécifiques et son capital de points évolue progressivement jusqu’à atteindre 12 points, sous réserve de ne pas commettre d’infractions.
Bon à savoir : La période probatoire peut être réduite à 2 ans dans le cadre d’une formation post-permis dispensée en auto-école agréée.
Quelles sont les restrictions pour un jeune conducteur ?
Durant cette phase probatoire, il y a plusieurs règles à respecter :
1. Un capital de points limité
À l’obtention du permis, un jeune conducteur commence avec 6 points sur son permis. Il gagne des points chaque année en l’absence d’infraction :
- +2 points/an pour une formation classique (3 ans)
- +3 points/an pour la conduite accompagnée (2 ans)
Toute infraction grave peut entraîner une perte de points conséquente et l’annulation du permis si tous les points sont perdus avant la fin de la période probatoire.
2. Des limitations de vitesse spécifiques
Les jeunes conducteurs doivent respecter des limitations de vitesse inférieures aux conducteurs expérimentés :
- 110 km/h sur autoroute (au lieu de 130 km/h)
- 100 km/h sur voies rapides (au lieu de 110 km/h)
- 80 km/h sur routes départementales (au lieu de 90 km/h)
3. Un taux d’alcoolémie plus strict
Pour un jeune conducteur, le taux d’alcool autorisé est de 0,2 g/L de sang, soit zéro verre d’alcool en pratique. Tout dépassement entraîne une contravention de 135 € et un retrait de 6 points, ce qui signifie souvent une annulation du permis.
4. L’obligation d’apposer le macaron « A »
Le sigle « A » (apprenti conducteur) doit être visible à l’arrière du véhicule pendant toute la période probatoire. L’absence ou l’oubli de ce macaron peut entraîner une amende de 35 €.
Comment sécuriser sa période probatoire ?
1. Adopter une conduite prudente
Les accidents sont plus fréquents chez les jeunes conducteurs. Adapter sa vitesse, anticiper les dangers et éviter les distractions (téléphone, fatigue) sont essentiels.
2. Suivre une formation post-permis
Les jeunes conducteurs peuvent suivre une formation complémentaire en auto-école après 6 mois de permis. Cette formation réduit la durée de la période probatoire d’une année et améliore la sécurité au volant.
3. Vérifier son solde de points régulièrement
Il est possible de consulter son solde de points sur le site officiel de l’ANTS : https://www.telepoints.info.
Jeune conducteur et assurance : que faut-il savoir ?
Un jeune conducteur paie en moyenne 50 % de plus qu’un conducteur expérimenté pour son assurance auto. Pour réduire ce coût :
- Choisir une voiture peu puissante
- Opter pour une assurance au kilomètre si l’usage du véhicule est limité
- Être inscrit comme conducteur secondaire sur l’assurance d’un parent
Certaines compagnies proposent également des réductions après une formation post-permis.
Un jeune conducteur est parfois confronté à des situations complexes : retrait de permis, sinistre, refus d’assurance… Dans ces cas, il est essentiel d’être bien accompagné juridiquement.
FAQ 📩 Les questions fréquentes sur le statut de jeune conducteur
La période probatoire dure 3 ans en formation classique et 2 ans en conduite accompagnée. Une formation post-permis permet de réduire cette durée.
La perte de tous les points entraîne l’annulation du permis. Il faudra repasser l’examen après un délai de 6 mois minimum.
Non, le retrait du « A » avant la fin de la période probatoire est une infraction punie d’une amende de 35 €.
Non, mais le conducteur devra repasser son permis s’il perd tous ses points pendant cette période.
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