Alcool au volant

Suspension de permis pour alcoolémie : quel est le barème des sanctions ?

Découvrez dans cet article le barème des sanctions auxquelles vous vous exposez en cas de suspension de permis pour alcoolémie

Maître Olivier Descamps, avocat en droit routier
Par Maître Olivier Descamps, avocat au barreau de Paris
Publié le
July 7, 2025
Mis à jour le
July 7, 2025
3
min de lecture
Sommaire
En bref
En cas de conduite sous l’emprise de l’alcool, le barème de suspension du permis varie selon le taux d’alcool relevé. Entre 0,5 g/L et 0,8 g/L, il s’agit d’une contravention pouvant entraîner une suspension de 3 ans maximum. Au-delà de 0,8 g/L, l’infraction devient délictuelle et la suspension peut atteindre jusqu’à 5 ans depuis juillet 2025, le permis pouvant même être annulé en cas de récidive ou de circonstances aggravantes.

L’alcool au volant : un facteur aggravant de dangeroséité

La conduite sous l’emprise de l’alcool est l’une des principales causes d’accidents mortels sur les routes françaises. Afin de prévenir ces comportements à risque, le Code de la route impose une tolérance très limitée concernant l’alcool. Le taux légal d’alcool autorisé est de 0,5 g/L de sang (0,2 g/L pour les jeunes conducteurs).

Dès dépassement de ce seuil, des sanctions sévères s’appliquent, notamment la suspension administrative ou judiciaire du permis de conduire, dont le barème varie selon la gravité de l’infraction.

Barème de suspension du permis pour alcoolémie : contravention ou délit ?

Le type d’infraction et la durée de la suspension du permis de conduire dépendent directement du taux d’alcool relevé par les forces de l’ordre :

Alcoolémie comprise entre 0,5 et 0,8 g/L de sang

  • Nature de l’infraction : contravention de 4ème classe.
  • Sanctions encourues : Amende forfaitaire de 135 € (jusqu’à 750 €). Retrait de 6 points sur le permis. Suspension judiciaire jusqu’à 3 ans (aucune rétention ni suspension préfectorale en dessous de 0,8 g/L). Immobilisation possible du véhicule.

Alcoolémie égale ou supérieure à 0,8 g/L de sang

  • Nature de l’infraction : délit routier.
  • Sanctions encourues : Amende jusqu’à 9 000 €. Retrait de 6 points. Suspension judiciaire ou annulation du permis jusqu’à 5 ans. Peine de prison jusqu’à 3 ans (loi n° 2025-622 du 9 juillet 2025). Stage de sensibilisation possible (peine complémentaire). Confiscation possible du véhicule. Obligation possible de conduire un véhicule équipé d’un éthylotest antidémarrage (EAD) : il s’agit d’une peine complémentaire, que le préfet peut aussi proposer comme alternative à la suspension.

Suspension administrative ou judiciaire : quelles différences ?

Lorsqu’un conducteur est contrôlé avec un taux d’alcool supérieur à la limite autorisée, deux types de mesures peuvent s’appliquer :

  • Suspension administrative : Prononcée par le préfet dans les jours suivant l’infraction. Durée : jusqu’à 6 mois, voire 1 an en cas de conduite en état alcoolique délictuelle (0,8 g/L ou plus), même sans récidive ni accident. Mesure immédiate, avant tout jugement.
  • Suspension judiciaire : Prononcée par le tribunal correctionnel. Durée : jusqu’à 5 ans pour le délit (3 ans pour la contravention). L’interdiction de solliciter un nouveau permis accompagne l’annulation, et non la suspension.

Barème en cas de récidive

En cas de récidive d’alcool au volant dans un délai de 5 ans, les sanctions sont considérablement alourdies :

  • Peine de prison jusqu’à 6 ans.
  • Amende jusqu’à 18 000 €.
  • Annulation de plein droit du permis de conduire, avec interdiction de solliciter un nouveau permis pendant une durée fixée par le juge.
  • Obligation de suivre un stage de sensibilisation.
  • Interdiction de conduire un véhicule non équipé d’un EAD, pour une durée fixée par le juge.

Contestation de la suspension : quelles options ?

Il est possible de contester une suspension administrative ou judiciaire avec l’aide d’un avocat en droit routier :

  • Voies de recours : recours gracieux, référé-suspension ou contestation devant le juge.
  • Arguments possibles : vice de procédure, fiabilité du contrôle, irrégularité du procès-verbal.
  • L’avocat peut également négocier des peines alternatives (ex : suspension réduite contre EAD).

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Olivier Descamps, avocat en droit routier et fondateur de car-avocat.fr, accompagne depuis plus de 25 ans les conducteurs confrontés à des suspensions ou annulations de permis pour alcoolémie. Réactif et stratège, il intervient rapidement pour analyser votre dossier, vérifier les irrégularités de la procédure et assurer votre défense devant les autorités administratives ou judiciaires.

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Questions fréquentes

Quel est le taux d’alcool toléré au volant ?

0,5 g/L de sang pour les conducteurs confirmés, 0,2 g/L pour les jeunes conducteurs.

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Maître Olivier Descamps, avocat en droit routier
Article rédigé par
Maître Olivier Descamps
Avocat au barreau de Paris

Avocat depuis 1998, Maître Olivier Descamps consacre son activité au droit routier et à la défense du permis de conduire. Il intervient devant les juridictions de toute la France.

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