Alcool au volant

Test d’alcoolémie : comment se déroule-t-il et quelles sanctions ?

La conduite sous l’influence de l’alcool est l’une des principales causes d’accidents en France. Pour lutter contre ce fléau, les forces de l’ordre effectuent régulièrement des tests d’alcoolémie afin de vérifier si un conducteur respecte les limites légales. Comment se passe un contrôle ? Quelles sont les sanctions en cas de dépassement du seuil autorisé ? Peut-on contester un test positif ? Découvrez tout ce qu’il faut savoir.

Maître Olivier Descamps, avocat en droit routier
Par Maître Olivier Descamps, avocat au barreau de Paris
Publié le
March 19, 2025
Mis à jour le
March 24, 2025
4
min de lecture
Sommaire
En bref

Comment se déroule un test d’alcoolémie ?

Un test d’alcoolémie peut être réalisé de manière aléatoire ou après une infraction ou un accident. Il se déroule en plusieurs étapes :

1. Le dépistage avec un éthylotest

Les forces de l’ordre utilisent un éthylotest électronique ou chimique (ballon).

  • Si le test est négatif, le conducteur peut repartir.
  • Si le test est positif, un second contrôle est effectué avec un éthylomètre ou une prise de sang.

2. La mesure du taux d’alcool avec un éthylomètre

L’éthylomètre est un appareil homologué qui mesure précisément la quantité d’alcool dans l’air expiré.

  • Si le taux est inférieur à 0,25 mg/L (0,50 g/L de sang) : le conducteur est en règle.
  • Si le taux est supérieur, il s’expose à des sanctions.
📌 Cas particulier : En cas d’impossibilité de souffler (maladie, suspicion de manipulation du test), une prise de sang peut être effectuée.

3. Le cas du refus de test

Refuser un test d’alcoolémie est une infraction grave assimilée à une conduite en état d’ivresse. Vous risquez alors jusqu’à 3 ans de prison, 9 000 € d’amende (depuis la loi RIPOST du 18 août 2026) et une suspension de permis.

Quelles sont les sanctions en cas de test d’alcoolémie positif ?

Les sanctions varient selon le taux d’alcoolémie constaté.

  • Taux d’alcool : Infraction ou délit ? ; Amende ; Retrait de points ; Sanctions complémentaires
  • 0,25 à 0,39 mg/L d’air expiré (0,50 à 0,79 g/L de sang) : Contravention ; 135 € ; 6 points ; Suspension de permis jusqu’à 3 ans
  • À partir de 0,40 mg/L d’air expiré (0,80 g/L de sang) : Délit ; Jusqu’à 9 000 € ; 6 points ; Suspension ou annulation du permis (jusqu’à 5 ans), immobilisation du véhicule, stage possible, jusqu’à 3 ans de prison
  • Récidive de conduite en état d’ivresse : Délit ; Jusqu’à 18 000 € ; Annulation du permis ; 6 ans de prison, confiscation du véhicule, obligation de soins
📌 Jeune conducteur : seuil abaissé
Pour les jeunes conducteurs en permis probatoire, la limite est plus stricte : 0,10 mg/L d’air expiré (0,2 g/L de sang). Dès le premier verre, ils peuvent être en infraction.
📌 Conduite professionnelle :
Les conducteurs de transport en commun (bus, autocars) doivent respecter la limite de 0,10 mg/L d’air expiré.

Test d’alcoolémie : que faire en cas de contrôle positif ?

Si vous avez été contrôlé positif à l’alcoolémie, vous avez plusieurs options :

1. Demander une contre-expertise

Si vous doutez de la fiabilité du test, vous pouvez demander un second contrôle à l’éthylomètre (ou, en cas de prise de sang, une contre-expertise sur le second échantillon).

2. Contester l’amende ou la sanction

Vous pouvez contester si :

  • Le test a été mal réalisé (non-respect du délai après consommation).
  • L’appareil n’était pas homologué ou mal calibré.
  • Vous n’avez pas été informé de vos droits.

Comment éviter une sanction liée à l’alcool au volant ?

Adopter les bons réflexes :

  • Utiliser un éthylotest personnel avant de prendre la route.
  • Désigner un conducteur sobre en cas de soirée alcoolisée.
  • Attendre suffisamment longtemps avant de conduire après avoir bu.
  • Prendre un taxi ou un VTC en cas de doute.

Récupérer ses points après une infraction alcoolémie :

  • Les 6 points retirés peuvent être récupérés après 3 ans sans nouvelle infraction, ou en partie (jusqu’à 4 points) grâce à un stage de récupération.
📌 Le permis peut être invalidé si ce retrait fait tomber votre solde à 0.

Un test d’alcoolémie positif peut avoir de lourdes conséquences : perte de points, suspension du permis, amende élevée… Ne prenez pas le risque de perdre votre droit de conduire.

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Me Olivier Descamps, avocat en droit routier et fondateur de car-avocat.fr, se distingue par son expertise et son engagement depuis plus de 25 ans. Que vous soyez confronté à une sanction pour alcoolémie, un excès de vitesse ou une perte de points, il vous accompagne efficacement pour protéger votre permis.

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Questions fréquentes

Quelle est la limite légale d’alcool au volant ?

– 0,5 g/L de sang (0,25 mg/L d’air expiré) pour les conducteurs classiques.
– 0,2 g/L de sang (0,10 mg/L d’air expiré) pour les jeunes conducteurs et les conducteurs de transport en commun.

Peut-on refuser un test d’alcoolémie ?

Le refus est un délit passible de 3 ans de prison, 9 000 € d’amende (depuis la loi RIPOST du 18 août 2026) et d’une suspension ou d’une annulation du permis.

Comment contester un test d’alcoolémie positif ?

Vous pouvez contester si le test a été mal effectué, si l’appareil était défectueux ou si vous n’avez pas été informé de vos droits.

Combien de temps l’alcool reste-t-il détectable dans l’air expiré ?

Cela dépend de nombreux facteurs (poids, métabolisme, quantité d’alcool consommée), mais en moyenne, l’alcoolémie baisse de 0,10 à 0,15 g/L de sang par heure.

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Article rédigé par
Maître Olivier Descamps
Avocat au barreau de Paris

Avocat depuis 1998, Maître Olivier Descamps consacre son activité au droit routier et à la défense du permis de conduire. Il intervient devant les juridictions de toute la France.

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