
Rappel des limitations de vitesse pour un jeune conducteur
Un conducteur en période probatoire doit respecter des limitations spécifiques :
- Type de route : Limitation jeune permis ; Limitation permis confirmé
- Autoroute : 110 km/h ;
130 km/h - Voie rapide : 100 km/h ; 110 km/h
- Route nationale : 80 km/h ; 90 km/h
- Agglomération : 50 km/h ; 50 km/h (identique)
Tout dépassement de ces vitesses peut entraîner des sanctions immédiates.
Suspension de permis pour excès de vitesse : les cas concernés
Un jeune conducteur risque une suspension de permis dans plusieurs situations :
Excès de vitesse de 40 km/h ou plus
- Retrait immédiat du permis (rétention pendant 72h par les forces de l’ordre).
- Suspension administrative décidée par le préfet (jusqu’à 6 mois).
- Amende forfaitaire de 135 €.
- Perte de 4 points sur le permis probatoire.
Excès de vitesse de 50 km/h ou plus
- Suspension immédiate du permis, et annulation possible par le juge.
- Perte de 6 points sur un permis probatoire (perte totale si permis à 6 points).
- Amende pouvant aller jusqu’à 3 750 € et jusqu’à 3 mois de prison (délit depuis le 29 décembre 2025).
- Stage de sensibilisation obligatoire.
- Confiscation du véhicule possible.
⚠️ Circonstances aggravantes
Un excès de vitesse combiné à l’alcool, aux stupéfiants ou à un délit de fuite entraîne des sanctions encore plus lourdes : annulation du permis, interdiction de le repasser pendant 3 ans, voire peine de prison.
« Un jeune conducteur qui ne dispose que de 6 points et commet un excès de vitesse de 50 km/h ou plus voit son permis invalidé pour solde nul : il doit alors repasser l’examen. Une simple suspension, elle, n’impose jamais de repasser l’examen. »
Comment contester une suspension de permis ?
Un jeune conducteur peut contester la suspension de son permis dans certaines situations :
- Erreur de mesure : Un radar mal calibré ou une mauvaise identification du véhicule peut invalider l’infraction.
- Absence de signalisation claire : Si la limitation de vitesse n’était pas clairement indiquée, la sanction peut être annulée.
- Vices de procédure : Une erreur dans le procès-verbal peut justifier une contestation.
Procédure de contestation :
1️⃣ Ne payez pas immédiatement l’amende pour éviter de reconnaître l’infraction.
2️⃣ Déposez un recours gracieux auprès du préfet dans un délai de 2 mois (éventuellement assorti d’un référé-suspension devant le tribunal administratif en cas d’urgence).
3️⃣ Saisissez le tribunal administratif si le recours est rejeté.
4️⃣ Faites appel à un avocat pour maximiser vos chances de succès.
📌 À savoir : Un recours contre une suspension préfectorale n’est pas suspensif : la suspension s’applique tant que le juge des référés ne l’a pas suspendue.
Un Avocat peut-il vous aider ?
Une suspension de permis peut avoir des conséquences importantes sur votre vie personnelle et professionnelle. Un avocat en droit routier peut analyser votre situation et vous aider à :
Contester l’amende et la suspension.
Réduire la durée de la suspension.
Éviter une annulation définitive du permis.
Besoin d’aide pour sauver votre permis ? Ne laissez pas un excès de vitesse entraîner une suspension de votre permis de jeune conducteur. Consultez sans plus tarder un avocat sur car-avocat.fr pour bénéficier d’un accompagnement sur-mesure.
Questions fréquentes
Un jeune conducteur peut-il repasser son permis après une suspension ?
Oui, mais en cas d’annulation, il devra repasser l’examen du code et de la conduite.
Peut-on récupérer son permis plus rapidement après une suspension ?
Dans certains cas, un recours juridique peut permettre de réduire la durée de la suspension.
Un stage de récupération de points est-il utile en cas de suspension ?
Oui, il peut permettre de récupérer 4 points, mais ne lève pas la suspension immédiatement.
Pour aller plus loin
Le cabinet vous répond du lundi au samedi, de 9 h à 20 h. Convention d'honoraires écrite avant toute démarche.






